Petite histoire d’un métier à tisser

Comme il est dit dans un autre article, l’atelier de teillage de lin a été mis en place.
Ma chère et tendre amie, Hermine, pensa qu’il serait intéressant d’aller plus loin dans le travail du lin. L’idée était de compléter la démarche, en ajoutant le tissage de toile de lin. Et comme chacun sait, ce que femme veut …

Le but était donc de fabriquer un métier à tisser horizontal (pour la toile), dit métier à bras, qui soit historiquement correct. Ajouté à cela, il fallait que le métier soit transportable, pour permettre son éventuelle mise en œuvre durant nos prestations.
Déjà, ces 2 points sont inconciliables : un métier à tisser traditionnel n’est pas sensé être démonté, et transporté.
La seule trace que nous ayons trouvé dans ce domaine, concerne des maîtres tisserands itinérants, en Bretagne, passant de ferme en ferme, pour tisser le lin ou le chanvre produit et filé pour un usage personnel. Le problème est que les sources parlant de ces tisserands itinérants datent du 19ème siècle. De plus, il semblerait que le tisserand ne se déplaçait qu’avec les parties « nobles » du métier à tisser, autrement dit, les ensouples, les cadres et le peigne. Le bâti, beaucoup plus rustique, était en fixe dans les fermes.

Enfin, tout cela pour dire que le métier à tisser dont nous allons parler n’est pas strictement historique. La suite des recherches a d’ailleurs montré qu’il était très optimiste d’espérer une reproduction exacte.

Avant de continuer à décrire notre démarche de fabrication du métier à tisser, il est sûrement utile (pour les non initiés) de faire une petite parenthèse, pour décrire le principe du tissage et les principaux termes utilisés. (L’illustration montre un métier à 2 cadres du XIX ème siècle)


La levée du cadre 1 entraîne un fil de chaîne sur deux (rouge), et ouvre un passage au fil de trame (vert), qui passe au-dessus des fils bleus et en dessous des fils rouges. Puis, le cadre 1 est relâché et le cadre 2 est levé. Le passage du fil de trame est ré ouvert, mais en inversant les fils de chaîne (bleu au-dessus et rouge en dessous). Ces entrelacs de fils de chaîne et de fils de trame forment le tissu.
La succession de fils visibles ou cachés crée le motif du tissu. Avec 2 cadres, les possibilités sont limitées au choix des couleurs des fils de chaîne et à d’éventuelles variations de la couleur du fil de trame.
Plus il y a de cadre, plus il y a de possibilités de motifs. Donc, les motifs les plus compliqués, peuvent être obtenus si l’on peut lever chaque fil de chaîne individuellement. C’est ce qui se fera quelques siècles plus tard avec les métiers mécaniques.
Il n’est question, ici, que de métier à tisser horizontaux, pour la production de toile. Le métier à tisser vertical (qui existe depuis la nuit des temps), permet tous les motifs, mais sa vitesse de production est très faible, et est réservé à la confection de tapisseries.

Tout comme pour cet article, notre premier souci a été d’acquérir des connaissances sur le tissage, pour s’assurer d’un minimum de compréhension des documentations spécialisées. Hermine a donc effectué un stage de tissage (financé par l’association). Il y a, aussi, eu la lecture de quelques documentations de base.

Le monde médiéval n’est guère porté aux descriptions techniques. Toujours est-il que nous n’avons rien trouvé dans le domaine des écrits.

Nous avons eu un peu plus de chance, du coté de l’iconographie(I1). Nous avons pu trouver un certain nombre de représentations de métiers à tisser. Le problème est que les artistes qui ont réalisé ces reproductions, ne se souciaient pas de donner une image techniquement exacte d’un métier à tisser.

Par contre, tous les détails représentés, correspondent à une réalité. Ces détails peuvent être mal représentés, ou déformés par ignorance technique de l’auteur, ils apportent, malgré tout, des informations précieuses.

Par exemple, la butée d’arrêt sur l’ensouple avant, est représentée à l’envers. Son rôle est d’empêcher le tissu réalisé de se dérouler et de maintenir la tension des fils de chaîne. La tige fixée sur l’ensouple devrait être derrière la butée, et non devant. Peu importe cette erreur, ce détail de l’enluminure apporte une réponse (au moins partielle) à la question de la tension des fils de chaîne.

Notre but étant de fabriquer un métier à tisser à 4 cadres, et n’ayant pas trouvé de représentation suffisamment précise, pour servir de modèle, nous avons décidé d’en concevoir un qui soit cohérent avec les techniques médiévales, et qui soit la compilation des différents détails techniques, que avons pu relever.

Tout d’abord, l’ensemble du métier à tisser est réalisé en bois. Pas de clous, et encore moins de vis, la totalité du montage, des différentes pièces, est faite par assemblages tenon / mortaise chevillés (voire queue d’aronde). Les parties démontables sont tenues par des systèmes de clés.


Tous ces modes d’assemblages se rencontrent couramment sur des meubles d’époques, visibles dans les musées.

Le choix de réaliser un métier à 4 cadres est simple. Il offre beaucoup plus de possibilités qu’un métier à 2 cadres. (Le but de cet article n’est pas d’entrer dans les détails techniques du tissage, armures et autres montages de chaîne, les curieux pourront se reporter vers la littérature spécialisée).

Certains tissus d’époque (sergé 2-2, par exemple) ne peuvent être réalisés qu’avec 4 cadres. Par ailleurs, les 4 marches (pédales) correspondant aux 4 cadres sont clairement visibles sur certaines illustrations(I2 et I3).

Le lien entre les cadres et les marches est, systématiquement, représenté par de simples poulies. Nous avons gardé ce principe, mais intégré dans un bâti, pour simplifier le transport (montage / démontage).

Au niveau de la tension des fils de chaîne, nous avons retenu un système tout simple, utilisant des poids sur l’ensouple arrière(I4) et une butée sur l’ensouple avant. Un ensemble de trous(I5), sur les ensouples, permet de positionner les poids et les butées, au fur et à mesure de l’enroulage du tissu réalisé.

Et enfin, le dernier élément mobile du métier, le peigne : c’est la seule chose que nous ayons fait réalisé par un artisan spécialisé.
Bien que peu d’illustrations le montre, le peigne peut être articulé sur le haut du bâti. En voici un exemple.

Voilà, nous sommes arrivés au bout de notre démarche.
Je ne doute pas que nous sommes loin de la perfection. L’apprentissage n’est jamais terminé.

La première sortie du métier à tisser a été la fête médiévale de Loches, en août 2011. Entre le lancement du projet et cette première présentation en public, il s’est écoulé plus de 2 ans.

La réalisation des plans s’est faites en plusieurs étapes. Un premier jet a été effectué suite aux recherches iconographiques et à diverses lectures. Puis, les plans ont été repris au fil de la fabrication, en fonction des problèmes rencontrés, ou de la découverte de nouvelles informations.

La réalisation du métier à tisser m’a pris, environ, 1 an et demi, au rythme de 5 heures par semaines. Il est plus que certain qu’un menuisier professionnel aurait mis bien moins de temps, mais, même si j’aime le travail du bois, je ne suis qu’un amateur.
Tout ce travail de menuiserie a été réalisé au sein de l’association Harfleuraise « Les faizeux de copeaux », que je tiens à remercier pour leurs conseils nombreux et avisés.

Iconographie :

I1 : France 1403 _ BNF ms fr 12420 f° 71
I2: France XVème _ BNF ms fr 598 f° 70v
I3 :Allemagne 1425 _ Bib de Nuremberg Amb.317.2
I4 :Allemagne 1467 _ Stuttgart 237544 f°196v
I5 : Italie  XVème _ Bas reliefs du campanile de la cathédrale de Florence

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22 réponses à Petite histoire d’un métier à tisser

  1. Sauques Cécile dit :

    bonjour,
    je suis membre d’une assos médiévale et j’aimerai me lancer dans le tissage
    et la plantation de lin à petite échelle et là, question bête soulevée par ma présidente, le lin, il en faut un en particulier? ou un bête lin acheté en jardinerie?
    merci d’avance
    Dame Aziliz

    • francois dit :

      Bonjour,

      Il existe bien plusieurs variétés de lin.
      Actuellement, 2 familles grandes familles de lin sont cultivées :
      - le lin textile, celui qu’il vous faut pour les fibres.
      - le lin oléagineux qui donne des fibres plus courtes, mais d’un meilleur rendement pour l’huile.

      Je ne peux, malheureusement, pas vous en dire beaucoup plus.
      Nos recherches se sont plutôt portées sur le travail du lin.
      Le coté culture nous est beaucoup moins connu.

      Je vais voir si je peux vous trouver les coordonnées de gens plus calés sur le sujet.

      Cordialement

      Artaud, dit la vrillette

      Si ce n’est pas indiscret, votre asso est basée dans quelle région ?

  2. bartolo dit :

    j’ai trouvé une partie de ce que je cherchais; merci!

  3. Cheval dit :

    Bonjour,
    je me permets de vous contacter car j’ai constaté que vous utilisiez des systèmes de lests pour vos métiers à basse lice; en particulier des sacs. Tout d’abord je voulais savoir si ces sacs sont attestés par des textes ou des sources iconographiques. Si il doivent être d’une masse précise (et si oui laquelle)… la question m’intéresse, car pour l’heure, les pesons de métiers à tisser sont rattachés au métier vertical à pesons (qui tend à disparaître dans nos régions à la période médiévale), quand il ne sont pas rattachés à la pêche. Je connais peu votre période, étant protohistorienne (mon CV est sur mon site). …par ailleurs, même si je ne vous ai jamais vu sur une manifestation, il est agréable de voir enfin des reconstitutions enfin sérieuses, avec en plus une interface où l’on peut s’enrichir. Bravo.
    Merci d’avance
    Carole C.

    • francois dit :

      Bonjour,

      Tout d’abord, merci de l’intérêt que vous portez à notre métier à tisser, et aussi pour les compliments qui font toujours plaisir, même s’ils ne sont pas forcément mérités.

      Notre but est de présenter, au public, la technique du tissage telle qu’elle pouvait être au 15ème siècle.
      Comme nous le disons dans l’article, le métier est un compromis entre la réalité historique et des besoins actuels (entre autres le transport).

      Pour en revenir aux poids sous les cadres, je n’ai aucune source médiévale sur le sujet.
      Ils ont été ajoutés après les premiers essais de tissage pour stabiliser les cadres et maintenir la tension des fils de chaines non levés par les pédales.
      Ils n’ont pas le même rôle que les pesons du métier vertical.

      Honnêtement, je ne sais pas si ces poids ont existé au moyen age (ou peut-être rarement).
      En fait, le métier que nous présentons a l’avantage de pouvoir faire un peu plus que de la simple toile : les 4 cadres sont indépendants, ce qui permet quelques motifs.
      Au moyen age, le métier de basse lisse est essentiellement destiné à la fabrication de toile.
      Dans le cas de la toile simple, 2 cadres suffisent.
      Dans le cas du sergé (toile formant des chevrons), il faut 4 cadres.
      Dans les 2 cas, les cadres sont liés 2 à 2. Un système de renvoi (bricoteau) fait que lorsque l’on lève un cadre l’autre cadre est tiré vers le bas et assure la tension des fils de chaine non levés.

      En fait, l’usage des poulies (visibles sur les iconographies) a été adapté pour faire fonctionner les 4 cadres indépendamment les uns des autres.
      Nous continuons à lire tout ce que nous pouvons trouver sur le sujet, en espérant trouver des éléments attestant d’un métier à tisser à cadres indépendants.

      Un système de renvoi par bricoteaux est en projet pour être interchangeable avec le système de poulies actuel.
      Il permettra d’être plus conforme avec l’iconographie dont nous disposons, même s’il limite les possibilités de motifs.

      J’espère avoir répondu de façon compréhensive à votre question.
      Si vous avez besoins de plus d’informations, ou si je n’ai pas été clair (voire carrément illisible), n’hésitez pas à le dire. Je me ferais un plaisir de dialoguer avec vous, dans les limites de mes connaissances.

      Cordialement

      François

  4. Je cherche désespérément un artisan du bois capable de refaire un peigne en bois de 100 cm de large en remplacement du mien sur un métier de type tissanova ( sur le meme principe que le jouet vendu en 25 cm de large ! ) c’est mon outil de travail quotidien , les dents ont cassé par vieillesse c’est du hetre ! Je ne peux plus fournir de largeur intéressante . Je sais bien que mon outil ,est très humble comparé à tous ces grands métiers mais je n’ai pas de place suffisante pour en installer un de cette
    envergure , d’autre part j’y suis très attachée et me donne des résultats très satisfaisants
    c’est un cadre installé sur pied avec un peigne et un régulateur . Merci de m’indiquer une piste !

    • francois dit :

      Bonjour,
      Désolé !
      Comme nous le disons dans l’article le peigne est la seule pièce que nous ayons fait faire et il est en métal. Si vous le souhaitez, nous pouvons rechercher les coordonnées de cet artisan, mais je ne pense pas qu’il travaille le bois.
      Cela dit, un menuisier pourrait peut-être vous faire une copie de l’ancien.

      Cordialement

    • LOUISE dit :

      Bonjour, je suis charpentier menuisier à la retraite. j’ai lu avec intérêt votre recherche d’un artisan capable de réaliser votre souhait. Je pense que je peux réaliser votre peigne étant donné que j’ai encore un atelier complet de menuiserie et de charpente et un stock de bois très important. Toutefois, un détail me surprend : vous parlez de dents en hêtre, je pense sérieusement qu’il s’agit de frêne, bois dur, souple et résistant. Bien entendu, il faudrait avoir des photos ou la pièce en mains pour vous renseigner davantage. Il est évident que ce service est entièrement gratuit moyennant en échange des renseignements sur votre métier à tisser. Je recherche en effet la possibilité de construire un métier à tisser quatre cadres comme dans le passé, une vraie reconstitution en fait. Si vous pouvez m’y aider, cela me fera plaisir. Merci de votre réponse. HL

  5. Déjla Garmi dit :

    je travaille sur la production textile dans le cadre de ma thèse, les documents iconographiques que vous présentez ici sont très intéressant pour mes travaux de recherches ; pourriez-vous m’autorisez à utiliser les images que vous présentez ici et avoir l’amabilité de me préciser leurs références.

    Bien cordialement,

    Déjla Garmi

    • admin dit :

      Désolé de ne pas avoir répondu plus tôt, un soucis avec wordpress qui ne m’a pas contacter pour ce message. J’essaie de me renseigner au plus vite.

    • admin dit :

      Nous ne pouvons pas vraiment donner d’accord n’étant pas propriétaire des images, il faudrait retrouver leur source pour ça, et je ne les ai plus.

  6. Joel TRECHE dit :

    Bonjour,
    j’ai lu avec un très grand intérêt votre article avec tout ce que vous avez accompli. Je dois vous dire un grand bravo.
    Je suis un sociétaire d’un musée associatif « Le musée du Camembert » à Vimoutiers, région qui comme vous le savez peut être est le berceau de la toile cretonne, et où cette industrie était très développée au 19ème siècle. Nous avons dans un coin de notre musée un vieux métier à tisser qui, malheureusement, est en très mauvais état, et je ne sais dire de quelle époque il date. Nous réfléchissons à intégrer l’histoire du tissage et de la toile crtonne dans notre musée, mais malheureusement, les documents, photos et morceaux d’étoffe d’époques ont quasiment disparus, et je voulais savoir si pendant vos recherches vous avez pu avoir connaissnces d’informations ou de plans sur les metiers à tisser la toile cretonne.
    merci de me recontacter par email le cas échéant
    Cordialement,
    JT

    • francois dit :

      Bonjour,
      Merci de l’intéret que vous portez à notre article.
      Pour ce qui est de la Cretonne, je n’ai rien en tête sur le moment, ce qui ne veut pas dire que je n’ai rien vu sur le sujet.
      Notre projet m’a amené à lire pas mal d’ouvrages, mais avec un regard sélectif orienté faisabilité et moyen age.
      Je vais tâcher de trouver du temps pour consulter un ou deux livres qui pourraient traiter de ce sujet.
      Je vous tiens au courant, par mail, si je trouve quelque chose.

      Cordialement

    • LOUISE dit :

      Bonjour Joel
      Je suis très intéressé de savoir que vous avez un vieux métier à tisser authentique. Je serais heureux de le voir. Je suis dans la Manche, menuisier, charpentier à la retraite, possédant tous les outils modernes et anciens de mon époque. Je peux peut-être vous aider à reconstruire ce métier. Je dispose d’un atelier complet et de toutes sortes de bois secs qui constituent votre métier. Merci de votre retour. HL.

  7. Joel TRECHE dit :

    Bonjour,
    Merci de votre réponse, et de l’aide éventuelle que vous pourrez m’apporter
    Je me suis tourné vers la DRAC de basse Normandie, mais je n’ai pas encore de réponse à ce jour,
    La toile cretonne n’ayant jamais été brevetée, elle est depuis longtemps fabriquée partout dans le monde et il n’existe plus beaucoup de trace dans sa région d’origine
    Mais je ne désespère pas

    Cordialement

  8. LOUISE dit :

    Bo
    njour à François,
    Je suis menuisier et je cherche à construire un métier à tisser de professionnel. Pourriez-vous m’indiquer un plan détaillé et cotes de construction? Je dispose de tous les bois et de toutes les machines à bois dans un atelier. Le problème, c’est que je ne sais pas comment le construire. Merci de votre assistance. Hubert.

    • francois dit :

      Bonjour,
      Je n’ai malheureusement pas de plan complet du métier que nous avons réalisé.
      Une première étude a servi d’ébauche et a permis de faire le débit des pièces principales, mais ce plan n’est pas représentatif du métier final.
      Notre réflexion et recherche a continué durant la fabrication et le modèle d’origine a fortement évolué.
      Par ailleurs, comme nous le disons dans l’article, notre métier a été adapté au transport et au démontage.
      Je pense que le plus simple et le plus sur pour être au plus près de la réalité est de voir avec un éco musée de votre région pour relever les cotes et voir quels sont les assemblages et techniques de fabrication utilisées.
      Bon courage dans vos études et réalisations

  9. Claude Wantz dit :

    Bonjour ! il y a déjà 2 ans que je regarde votre site avec des yeux remplis d’envie et d’admiration. Je suis en train de faire la même démarche que vous pour la fabrication des draps fins ayant fait la réputation et la richesse de ma ville, Fribourg en Suisse, au XVe siècle.
    J’aimerais savoir comment sont réalisées les lisses et le peigne et quelle est le nombre de fil de chaîne par cm de largeur ?
    Si l’occasion se présente, je serais ravi de faire votre connaissance lors d’une de vos animations médiévales ou lors d’un passage en Normandie.

    Merci de votre réponse et bonne vie à votre compagnie

    Claude Wantz

    • francois dit :

      Bonjour,

      La fabrication des lisses est toute simple : il s’agit simplement de barres de bois reliées par des ficelles de lin.
      Chaque ficelle est nouée de manière à former 3 boucles successives : une grande pour la barre du haut, une petite pour le passage du fil, une grande pour la barre du bas.
      Pour que ces boucles soient toutes identiques, nous avons planté 4 clous sur une planche et fais les nœuds autour de ces clous.

      Pour ce qui est du peigne, comme nous le disons dans l’article, nous n’avons réalisé que le support en bois.
      le peigne lui-même (métallique) a été réalisé par un professionnel. Il est composé de 5 dents au cm.
      Si le peigne doit être adapté au type de toile que l’on veut réaliser, il permet malgré tout un minimum de liberté.
      Notre peigne ne serait pas très adapté pour tisser de la soie à plusieurs dizaines de fils au cm, mais il nous a permis de réaliser des toiles de 10 fils au cm, sans aucun problème (en mettant 2 fils par dent).

      j’espère que mes explications sont compréhensives, sinon n’hésitez pas à demander des détails.

      bon courage pour la suite de votre projet

  10. Paul dit :

    bonjour,
    Bravo pour votre travail et pour la construction de ce métier.
    Les iconographies sont très intéressantes et si quelqu’un peut donner les sources de ces images, je suis preneur. Ce sont des images que l’on trouve souvent sut Internet, mais sans connaître ni la date ni l’origine !!!
    Vous parlez de livres que vous avez consultés… pourrait-on avoir les références de ces livres ?
    Merci pour votre réponse.
    Encore bravo pour votre travail, et bonnes fêtes de fin d’année !!!
    Paul

    • francois dit :

      Bonjour et désolé pour avoir tardé à répondre,
      J’ai ajouté les références des illustrations utilisées, en fin d’article.
      Les principaux livres que nous avons utilisés sont référencés à la fin de l’article « Le lin : de la plante au fil »

      Et merci pour vos félicitations. Je ne sais pas si nous les méritons, mais c’est toujours agréable.

      Cordialement

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